L’Ordre du mérite coopératif québécois à  Jean-Claude Guérard

Hommage rendu par monsieur Benoît Tremblay, profes seur agrégé, directeur du Centre de gestion des coopératives, de l’École des Hautes Études Commerciales, à l’occasion de la remise de l’Ordre du Mérite coopératif québécois, 4e degré, à monsieur Jean-Claude Guérard.

La remise de l’Ordre est faite par monsieur Paul Massicotte, président du conseil d’administration du Conseil de la coopération du Québec et président de la Coopérative fédérée de Québec et monsieur Luc Labelle, président-directeur général du Conseil de la coopération du Québec.

Si nous demandions à ceux et celles qui ont côtoyé Jean-Claude Guérard de le décrire en quelques traits, nous obtiendrions à coup sûr le portrait suivant : esprit de synthèse et clarté de pensée, ténacité et persévérance dans l’action, extraordinaire habileté à regrouper, à motiver et à consolider des équipes, sûreté de jugement, loyauté aux causes qu’il défend et aux personnes avec lesquelles il transige, et par-dessus tout, une capacité exceptionnelle d’innovation et de conceptualisation de nouveaux modèles et de nouvelles façons de faire.

Jean-Claude est natif de Shawinigan et est issu d’une famille nombreuse. Ses années de pensionnat au collège et ses années d’études universitaires à l’étranger l’ont très certainement préparé à la collégialité dont il a fait preuve tout au long de ses années de bénévolat dans le mouvement coopératif. Sa formation de mathématicien n’est certainement pas non plus étrangère à son extraordinaire capacité de synthèse : Jean-Claude ne discourt pas : il expose une situation en quelques mots clés qui ont parfois l’allure de formule mathématique sur lesquelles tant d’entre nous avons sué.

Monsieur Jean-Claude Guérard recevant son prix dans l’ordre habituel : Benoit Tremblay, Jean-Claude Guérard, Paul Massicotte et Luc Labelle

Alors qu’il est tout jeune professeur aux HÉC, Jean-Claude accepte de coordonner les activités du Centre de gestion des coopératives de l’École. Là où plusieurs se seraient satisfaits de «bien gérer », lui s’implique. En d’autres termes, on peut « apprendre» théoriquement les coopératives, ce n’est pas sa façon : il faut qu’il y participe. C’est ainsi que nous nous retrouverons ensemble sur les conseils d’administration des magasins coop tout autant qu’auprès d’organismes communautaires. C’est d’ailleurs à cette époque qu’il s’engagera avec les groupes populaires de Mont-Laurier pour contribuer à la mise en place d’un projet pilote novateur à l’origine de la formule de coopératives de solidarité que nous connaissons aujourd’hui.

Compte tenu de son engagement, de ses connaissances sur la coopération et de notre militantisme commun, il est donc normal, qu’à titre de sous-ministre au ministère de l’Industrie et du Commerce (MIC), je me tourne vers lui pour lui donner le mandat de mettre sur pied des coopératives de développement régional (CDR) dans l’ouest du Québec. Fidèle à lui-même, non seulement a-t-il suscité leur émergence mais il s’est impliqué comme fondateur de la CDR de Montréal-Laval dont il est encore aujourd’hui le président.

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