Favoriser l’engagement des membres par leurs talents et leurs idées

« On parle beaucoup avec nos membres chaque jour. On leur demande leur opinion, quels produits ou services ils aimeraient retrouver à la coopérative. Il s’agit de leur coopérative. S’ils ont des idées pour l’améliorer, on essaye de les implanter. Et quand ils ont des talents spécifiques, on leur demande s’ils désirent en faire bénéficier la coopérative », raconte Lise Amarasekera, gérante de la Coopérative du Grand Orme.

DEUXIÈME PRINCIPE : POUVOIR DÉMOCRATIQUE EXERCÉ PAR LES MEMBRES

Les coopératives sont des organisations démocratiques dirigées par leurs membres qui participent activement à l’établissement des politiques et à la prise de décisions. Les hommes et les femmes élus comme représentants des membres sont responsables devant eux. Dans les coopératives de premier niveau, les membres ont des droits de vote égaux en vertu de la règle – un membre, une voix –; les coopératives d’autres niveaux sont aussi organisées de manière démocratique.

La Coopérative du Grand Orme a été constituée à l’automne 2008. Cette coopérative de solidarité offre des produits, des activités et des services écologiques à la population. Dans la boutique, on retrouve des produits alimentaires, des livres et des articles de bureau, des produits et des articles domestiques et pour bébés, des produits et des articles de jardinage, des vêtements et des accessoires. Le tout, biologique, local, naturel ou équitable!

En plus de proposer toute cette gamme de produits, la coopérative organise des activités communautaires, des ateliers sur des questions environnementales et loue l’espace à ses membres pour la tenue d’activités particulières. Les membres ont également aménagé un jardin de permaculture dans la cour.

La Coopérative du Grand Orme a été mise sur pied grâce à l’initiative de sept citoyens de l’Ouest-de-l’Île de Montréal qui considéraient que la banlieue ouest tirait de l’arrière question vente et approvisionnement de produits écoresponsables. « Les membres fondateurs désiraient également créer un lieu de rencontre et d’échange pour développer et apprendre sur les enjeux environnementaux », ajoute madame Amarasekera.

Pour sa part, Véronique Vendette, membre fondatrice de la coopérative, explique que les membres ont choisi la formule de coopérative de solidarité parce qu’elle offre « une représentation paritaire pour chaque catégorie de membres au sein du conseil d’administration ». Selon elle, la coopérative de solidarité constitue la formule la plus démocratique, car elle représente les travailleurs, les clients et les défenseurs de l’environnement de façon égalitaire.

La coopérative compte actuellement 900 membres. Bien qu’elle puisse compter sur le soutien et la collaboration de plusieurs membres très engagés et de la population locale, madame Amarasekera déplore que peu de membres se pointent à l’assemblée générale annuelle. Elle compte toutefois sur le sentiment d’appartenance des résidents de la localité pour graduellement favoriser la participation démocratique des membres.

C’est que la coopérative a pris racine sur un site exceptionnel, soit la Maison Lamarche, située au cœur du village de Sainte-Anne-de-Bellevue. Cette maison franco-canadienne, âgée d’environ 175 ans, commémore l’histoire du village. Les membres fondateurs ont pu compter sur le soutien de nombreux acteurs de la communauté, qui ont donné de leur temps bénévolement et ont fait don ou offert au rabais des matériaux récupérés ou écologiques pour la rénovation de la maison.

Madame Amarasekera mentionne qu’ils essaient différents moyens pour favoriser la participation démocratique des membres, comme la rédaction d’un bulletin d’information, et l’implication bénévole pour l’entretien du jardin de permaculture et l’organisation d’événements. « Grâce à la coopérative, les membres ont la possibilité d’apporter un changement positif dans leur communauté sur le plan environnemental », ajoute madame Vendette.

www.coopdugrandorme.ca

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