Parc Aventure du Cap Jaseux: héros de l’économie sociale

Jack Duhaime

 

«Je vous mentirais si je vous disais qu’on n’a pas eu de conflits de gestion», dit Rébecca Tremblay, 34 ans, DG de la coop du Cap Jaseux. Elle assure qu’avec sa cinquantaine d’employés et son million de dollars de chiffre d’affaires, elle dirige l’une des trois premières entreprises locales.

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est cabane.png.Le Parc Aventure du Cap Jaseux est un magnifique exemple de reprise collective réussie. Ce coin de paradis, situé en plein fjord du Saguenay, avec sentiers de randonnée, parcours d’hébertisme et camping rustique, a d’abord appartenu à Paul Murdock, un homme d’affaires de Chicoutimi. Le parc fut ensuite légué à la municipalité de Saint-Fulgence, qui fonda la Corporation du Parc du Cap Jaseux pour en assurer la gestion. La situation précaire de la Corporation entraîna la mobilisation des premiers affectés, qui mettront en place un comité de main-d’œuvre, qui sera suivi en 2002 par une coopérative de solidarité.

L’ouverture à Cap Jaseux d’un parcours d’aventures dans les arbres, une activité inconnue à cette époque au Québec, crée un véritable boom dans l’achalandage du parc, qui passe de 6 500 visiteurs annuels à plus de 35 000 en 2002. En 2003, ce sont près de 50 000 visiteurs qui auront franchi l’entrée du site. L’impact dans le web de photos de maisons perchées à huit mètres dans les arbres fut brutal.

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est parcours-arbre-1.png.Tout bon héros doit connaître la chute et savoir se relever. C’est vrai pour Maurice Richard et pour Spider Man. C’est aussi le cas pour la coopérative du Parc du Cap Jaseux. L’explosion de la clientèle et l’imposition de normes gouvernementales strictes contraignent la coopérative à investir massivement dans les infrastructures sanitaires et autres. La situation financière devient très inquiétante.

Un plan de redressement impliquant les fournisseurs, les employés ainsi que des partenaires financiers contribue à la survie de la coopérative. Le remboursement de la dette contractée, qui s’élève à plus d’un demi-million de dollars, engendre des problèmes de liquidités et les gestionnaires doivent faire preuve d’ingéniosité pour boucler les fins d’années. Les programmes de subventions gouvernementales et l’aide de partenaires privés permettront tout de même la poursuite du développement du site.

La crise est maintenant surmontée et nos héros, la main sur le cœur, contemplent l’horizon. « Notre objectif, c’est de retourner à 30 000 visiteurs par année, avec de nouvelles facilités d’hébergement et de nouvelles activités », dit la DG Rébecca Tremblay. « On est repartis sur une lancée de développement ! »

Publié le 15 octobre 2017

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