Une caisse centenaire des Laurentides, qui pense vert

Naomie Gelper

La Caisse Desjardins de la Vallée des Pays-d’en-Haut fête ses cent ans cette année. Les affaires vont bien et l’institution prend un virage écolo.

En un siècle, la Caisse Desjardins de la Vallée des Pays-d’en-Haut a fusionné maintes fois. Elle est issue de la fusion entre les caisses populaires Desjardins des Pays-d’en-Haut (fruit elle-même d’une unification entre les caisses de Mont-Rolland, de Sainte-Adèle et du Lac-Masson, en 2000) et de la Vallée de Saint-Sauveur, en 2012.

À l’origine, c’est la Caisse populaire de Mont-Rolland, connue autrefois sous le nom de la Caisse populaire de Saint-Joseph du Mont-Rolland, qui a été constituée le 16 février 1919, selon la déclaration de fondation. Elle est alors la 170e caisse populaire à avoir vu le jour au   .

Le nom actuel de la Caisse Desjardins de la Vallée des Pays-d’en-Haut s’inspire du célèbre télé roman de Claude-Henri Grignon, «Les belles histoires des Pays-d’en-Haut», lui-même créé d’après son roman «Un homme et son péché». M. Grignon est né, a habité Sainte-Adèle pratiquement toute sa vie et en fut même le maire, de 1941 à 1951[1].

La Caisse populaire de Mont-Rolland a été fondée par l’abbée Hebert, un proche collaborateur d’Alphonse Desjardins. La naissance de la caisse était directement liée à celle de la municipalité de village de Mont-Roland qui avait été créee six mois plus tôt. Le Mont-Rollad fut un village typique de compagnie, avec l’implantation de l’usine de la compagnie Rolland ,en 1902, qui a fermé ses portes en 1990[2].

Le 16 février 1919, l’abbé Hébert se déplace à Saint-Joseph du Mont-Rolland pour y prononcer une conférence sur les caisses populaires. À l’assemblée de fondation tenue le jour même, 17 sociétaires signent la déclaration de fondation et souscrivent en tout 76 parts sociales. Une part sociale équivaut à 5$.

Aujourd’hui, la Caisse de la Vallée des Pays-d’en-Haut compte 19 700 membres. Elle est en excellente santé financière avec 1,65 G$ de volume d’affaires sous gestion en 2018, témoigne la directrice générale Nadia Angers dans sa revue annuelle de 2018[3]. La caisse a aussi distribué 991 000$ aux membres et à la collectivité durant la dernière année.

Les jeunes prennent le contrôle

Une des activités ayant retenue le plus l’attention dans le cadre des célébrations du 100e anniversaire est le concours des mini-dirigeants, selon la Conseillère en communications et vie associative de la caisse, Marie-Eve Boyer. Les membres qui sont des élèves de 5e et 6e année du primaire étaient appelés à soumettre leur candidature pour participer à l’assemblée générale annuelle de 2019, devenant, du coup, un mini-dirigeant.

Quatre candidatures d’élèves de 6e année de Sainte-Adèle et de Saint-Sauveur ont été retenues. Ces jeunes ont    la place des dirigeants de la caisse lors de l’assemblée générale et ont proposé un projet, qui a été approuvé ! « On avait deux rencontres pour parler d’un projet auquel ils étaient très attachés, soit de fleurir un endroit », explique madame Boyer. En plus d’être à portée écologique, le projet a un caractère intergénérationnel, car les mini-dirigeants désirent fleurir un à Sainte-Adèle qui n’a pas de jardin aménagé.

L’année dernière, Desjardins a annoncé l’installation de 200 bornes de recharge pour véhicules électriques dans son réseau de caisses d’ici 2021. Ce projet, réalisé en partenariat avec Hydro-Québec et AddÉnergie, couvrira l’ensemble du territoire québécois et l’est de l’Ontario. La candidature de la Caisse de la Vallée des Pays-d’en-Haut a été retenue. « Le mouvement Desjardins se déploie sur le territoire québécois en région pour que les caisses puissent adhérer à ce service », explique Marie-Ève Boyer.

[1] Claude-Henri Grignon | L’Encyclopédie canadienne

[2]Détail d’une correspondance administrative envoyée par le secrétaire trésorier – 27 mai 1927

[3]Revue de l’année 2018 de la Caisse Desjardins de la Vallée des Pays-d’en-Haut

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