L’heureux hasard de Jean-François Harel

Portrait

Naomie Gelper

Avocat de formation, Jean-François Harel est un dirigeant reconnu et impliqué au sein de La Coop fédérée depuis plus de 25 ans. Portrait d’un homme qui prendra sa retraite l’année prochaine.

Jean-François Harel a mené une carrière en solo pendant quelques années avant de joindre La Coop fédérée en 1989 comme adjoint au secrétaire général. « Je ne souhaitais plus être avocat à mon compte   », indique-t-il. Il a ensuite évolué au sein de la coopérative, où il a obtenu différents mandats spéciaux, notamment concernant l’éducation coopérative, les communications et le marketing, la gouvernance, etc. « Je fais souvent des blagues en disant que j’ai la même fonction depuis toutes ces années, mais on se contente de changer mon titre et mon salaire », plaisante-t-il.

Valeurs familiales et agricoles

C’est donc le hasard de la vie qui a amené Jean-François Harel à La Coop fédérée où il dit avoir découvert le milieu agricole et les entrepreneurs agricoles. « C’est une merveilleuse classe de gens, indique-t-il. Il y a quelque chose d’intéressant à se lever tous les matins pour travailler pour des gens qui eux-mêmes se lèvent aux aurores pour nourrir le monde. »

Monsieur Harel voit La Coop fédérée comme une grande famille. « J’ai 30 ans au sein de l’organisation, mais je suis un jeunot, explique-t-il. Des gens qui ont plus d’ancienneté que moi, on en voit régulièrement ici, ce qu’on ne voit pas dans beaucoup d’entreprises. »

La coopération comme modèle d’affaire

C’est à travers son poste à la Coop fédérée que Jean-François Harel a découvert le modèle coopératif. « J’étais membre de Desjardins, mais sans en savoir plus sur la formule », explique-t-il. La coopération représente, pour lui, un modèle d’affaires d’une grande humilité par rapport à son effet réel.

« Ça permet à des gens qui n’ont pas nécessairement beaucoup de capital d’avoir accès à une forme efficace de redistribution de la richesse, pense-t-il. De plus, la démocratie, qui est intrinsèque à la formule coopérative, est vraiment très intéressante. »

Monsieur Harel explique que, à la Coop Fédérée, la dimension affaires est tout aussi importante que les dimensions économique, sociale et humaine. « Nous, on a une vocation affaires, mais les coopératives qui ont plus une vocation sociale permettent également à des individus de bien s’en sortir dans un monde qui est quand même assez difficile », pense-t-il.

Selon lui, une économie en santé combine un secteur public performant, un bon réseaux de coopératives et un secteur privé très efficace. « Ça établit un équilibre dans la société parce que c’est effectivement structurant », ajoute-t-il.

Jean-François Harel a annoncé son départ à la retraite pour février 2020. « Il y aura plein d’autres activités, mais je ne serai pas loin de la coopération ! », conclut-il.

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