<strong>Le Fonds étudiant : La jeunesse, un investissement pour l’avenir</strong>

Britanie Sullivan

Le Fonds étudiant solidarité-travail du Québec s’engage à offrir, chaque année, des expériences de travail enrichissantes à des centaines de jeunes, en plus de leur proposer des outils nécessaires à la vie socio-économique, et ce, depuis 1998.

« Le Fonds étudiant solidarité-travail du Québec (FESTQ) est un programme qui subventionne des emplois au sein d’entreprises ou autres organisations pour les jeunes étudiants. Le but est de leur faire vivre des expériences enrichissantes pour qu’ils soient en mesure de s’initier au marché du travail en plus d’avoir un plus grand impact socio-économique au Québec », explique Jeannot Bradette, directeur du FESTQ.

Jeannot Bradette, directeur

Le Fonds est un organisme à but non lucratif né d’un partenariat entre trois organisations, soit le Fonds de solidarité FTQ, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et le gouvernement du Québec. « Le Fonds de solidarité FTQ et le gouvernement du Québec ont chacun mis 20 millions de dollars dans le programme pour assurer son fonctionnement. Le capital des partenaires est préservé, mais ils prêtent cet argent sans intérêt afin de générer un rendement qui est ensuite utilisé pour faire fonctionner le Fonds étudiant et, par conséquent, financer des emplois d’été », précise M. Bradette.

Alors que les partenaires financiers ont chacun injecté 10 millions de dollars à la création du Fonds étudiant (FESTQ I) en 1998, une somme similaire a été injectée à nouveau en 2000 lors de la création d’un deuxième Fonds (FESTQ II). « Le Fonds étudiant I subventionne des stages dans des entreprises ou autres organisations tandis que le Fonds étudiant II subventionne spécifiquement des emplois pour des projets de coopératives d’initiation à l’entrepreneuriat collectif (CIEC), explique M. Bradette, qui est également directeur du Centre de formation économique au Fonds de solidarité FTQ. Le Fonds étudiant II, en partenariat avec Conseil québécois de la coopération et de la mutualité (CQCM), soutient des organismes locaux qui veulent mettre sur pied un projet de CIEC avec des jeunes de leur communauté. Le CQCM forme des coordonnateurs et des coordonnatrices du niveau collégial et universitaire qui recrute par après des jeunes de 13 à 17 ans, soit du niveau secondaire, pour leur permettre d’expérimenter l’entrepreneuriat collectif. »

Aujourd’hui, le FESTQ subventionne chaque année plus de 300 emplois destinés à enrichir des jeunes âgés de 13 à 29 ans. Le Fonds étudiant parvient également à faire découvrir le monde coopératif, communautaire, syndical et plus encore, grâce à son volet éducatif.

Une mission éducative

Chaque été, des étudiants abordent divers aspects du monde socio-économique grâce à des formations offertes par le Fonds étudiant. « Le volet éducatif est présent depuis le tout début. Tant pour le Fonds de solidarité FTQ, la FTQ et le gouvernement du Québec, cette notion d’éducation par le biais de formations est très importante puisque c’est vu comme un investissement », explique Jeannot Bradette.

Session de formation FESTQ I
Crédit photo : Funambules Médias
Session de formation FESTQ

Alors que les étudiants au sein du Fonds étudiant II acquièrent davantage des outils quant au programme de coopératives d’initiation à l’entrepreneuriat collectif (CIEC), ceux du Fonds étudiant I vont plutôt s’intéresser au monde socio-économique à travers une initiation au marché du travail. Les mouvements sociaux, l’économie sociale et les programmes sociaux y sont notamment abordés.

« L’objectif de la formation du Fonds étudiant I est, entre autres, de faire comprendre quels sont les grands mouvements sociaux, provenant d’enjeux sociaux, qui ont façonnés le Québec d’aujourd’hui. Et après, de voir comment un jeune étudiant ou une jeune étudiante peut prendre sa place dans cette société-là pour être capable d’influencer notre futur, explique le directeur du Fonds étudiant qui accorde également une grande importance aux outils transmis pour prendre part à une telle implication citoyenne, notamment les normes et les lois du travail. Nous essayons vraiment de ratisser suffisamment large afin que les jeunes sortent de la formation avec l’impression d’avoir appris des choses qui vont réellement leur servir plus tard. »

C’est d’ailleurs dans un même but que le FESTQ cherche à améliorer son volet éducatif. « Nous aimerions qu’il y ait une meilleure adéquation entre le parcours scolaire d’un étudiant et le stage qu’il va réaliser durant l’été. Même si ce n’est pas obligatoire, nous aimerions favoriser le plus possible un stage qui est en lien avec le parcours académique de la jeune personne. Ce stage-là pourrait ainsi s’inscrire dans son parcours d’apprentissage de carrière. Nous tentons toujours de réfléchir à des solutions afin de mieux s’ancrer dans les besoins du milieu! », conclut Jeannot Bradette.

Précision

Ce texte a été écrit par une stagiaire embauchée grâce à une subvention du FESTQ.

Crédit photos : Funambules Médias

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