Danielle Piché : monter les échelons pour mieux servir

Portrait

Naomie Gelper

En presque 30 ans dans le milieu coopératif, Danielle Piché est passée par plusieurs postes au sein de Coopsco Trois-Rivières, avant d’être une directrice générale appréciée de son conseil d’administration.

En 1991, après avoir travailler pour une Caisse Desjardins à la sortie de l’université, Danielle Piché est restée dans le milieu coopératif au sein de Coopsco Trois-Rivières, une coopérative étudiante dans le domaine du livre, de l’informatique et de la papeterie. Elle a d’abord été engagée à temps partiel pour faire de la comptabilité, mais Danielle Piché occupe dorénavant le poste de directrice générale de la coop depuis dix ans. « J’ai touché à tous les postes dans l’entreprise, explique-t-elle. J’ai été contrôleur, je me suis occupée de l’administration, de la réception de marchandise ainsi que de la comptabilité.

Madame Piché consent qu’avoir une connaissance de l’ensemble des secteurs permet de mieux comprendre la réalité de chaque individu dans l’organisation. « Cela peut faire en sorte que les changements soient plus porteurs   en se développant plus rapidement qu’à d’autres endroits », continue-t-elle.

C’est le côté humain qui a attiré Danielle Piché vers le domaine de la coopération. « Ce qui me maintient ici, c’est le sens que je peux donner à mon travail et à mes interventions », exprime celle qui aime redonner au suivant par son travail.

Danielle Piché indique qu’elle aime également transmettre son savoir et former les gens qui sont nommés au conseil d’administration. « Souvent, ils n’ont pas d’expérience de gestion et ne connaissent pas le modèle coopératif, exprime-t-elle. Il y a beaucoup d’enseignement et d’accompagnement à faire et c’est très valorisant. »

Femme décorée

En février dernier, Danielle Piché a reçu le prix de l’Ordre du mérite coopératif et mutualiste québécois au 2e degré. Ce dernier est accordé à une personne dont l’activité coopérative s’exerce de façon significative dans un secteur au niveau régional et ce, pendant plusieurs années. « C’est un accomplissement total », se réjouit celle qui n’avait encore pas reçu de prix à titre personnel.

« J’évolue dans l’ombre et on me dit souvent que je travaille pour mon environnement et non pour moi-même », indique Danielle Piché, dont la candidature a été déposée par son conseil d’administration.

Danielle Piché a espoir que la coopération soit encore un modèle d’avenir qui s’adapte mieux à tous les types de projets ou d’entreprises. « C’est un autre mode de fonctionnement qui gagne à être connu à travers le monde, pense-t-elle. C’est très porteur pour les valeurs humanitaires et personnelles ».

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