Coop Carbone propose de révolutionner la vie de quartier

Jack Duhaime

L’économiste Jean Nolet, PDG de Coop Carbone, est expert en marchés du carbone et en changements climatiques. Il dirige une dizaine de conseillers en stratégie, solutions d’affaires, gestion de fonds, gestion de risques, énergie, transport et agroalimentaire.

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Jean Nolet

Jean Nolet rêve d’un quartier dans lequel les voisins collaborent au bien commun. Dans sa vision, un puits géothermique creusé dans la ruelle sert à chauffer ou à climatiser tout un pâté de maisons. C’est en creusant ce puits que l’aventure commence. On en profite pour reverdir la ruelle, installer des bornes électriques qui seront partagées par les voisins. Des autos électriques en commun viendront éventuellement se greffer au projet. Des capteurs solaires sont installés sur le toit de l’école, au bout de la ruelle, pour alimenter le puits géothermique en été.

Une flotte de voiturettes électriques connecte le quartier aux réseaux de transport en commun et de dépôts urbains régionaux. Les gros camions n’ont plus de raison d’être dans le quartier. Un service de livraison à vélo vient compléter l’offre. «L’idée, c’est de réduite l’effet de serre, la pollution, le bruit et le trafic, bref, d’améliorer la qualité de vie dans le quartier», conclut Jean Nolet.

Le modèle d’affaires de Coop Carbone

«Bâtir des modèles d’affaires dans de nouveaux secteurs d’activité, c’est comme lancer une start-up. Ça prend un certain temps avant de découvrir la clef qui va faire en sorte de mettre sur le marché de nouvelles approches avec de nouveaux services », dit Jean Nolet, PDG de Coop Carbone. «Nous proposons l’innovation sociale pour amener des changements de comportement dans les secteurs de l’agroalimentaire, du transport et de l’énergie (chauffage). Nous avons une expertise unique en marchés du carbone. »

Coop Carbone est une « locomotive vers un Québec vert », lancée sur ses rails par Fondaction, le Mouvement Desjardins, la Coop fédérée, le Centre d’excellence en efficacité énergétique (C3E) et l’Association québécoise pour la maîtrise de l’énergie (AQME). Elle propose des solutions technologiques et financières à ses membres pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Depuis février 2017, Coop Carbone et Fondaction gèrent un fonds nord-américain d’investissement en carbone de vingt millions de dollars.

Les services offerts par Coop Carbone incluent l’analyse de l’empreinte carbone, la sélection et le suivi des fournisseurs pour l’implantation des projets et un mix technologique pour la production de chaleur intégrant la biomasse forestière résiduelle, la géothermie et le biométhane.

Coop Carbone a un projet phare : Agrocarbone, qui regroupe tous les maillons de la chaîne laitière (production, transformation, transport et distribution des produits aux consommateurs). « On a réuni autour d’une table les Producteurs de lait du Québec, le Conseil des industries laitières qui regroupe les transformateurs, Agropur, la Coop Fédérée, Gaz Métro, Fondaction et le Mouvement Desjardins », dit Jean Nolet. «L’objectif, c’est d’identifier les opportunités, mais surtout de lever des obstacles. On construit ensemble des projets structurants qui serviront de vitrine pour impliquer le secteur du lait dans son ensemble ».

Un projet vise à modifier l’alimentation de la vache pour réduire les émanations de méthane quand elle rote. On dénombre un million de vaches laitières au Canada. On a tous intérêt à ce qu’elles rotent un peu moins de méthane…

Publié le 15 octobre 2017

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