Repenser l’environnement avec l’Enclume

Atelier de développement territorial L’Enclume

Koralie Boyer

L’Atelier de développement territorial L’Enclume, située à Notre-Dame-du-Laus, dans les Hautes-Laurentides, est encore toute jeune. Pourtant, après un an d’opération, ses membres fondateurs sont déjà reconnus pour leur dynamisme, leur créativité et leur façon d’intégrer les notions de développement durable à tous leurs projets.

Thierry Clément, Karl Dorais Kinkaid, Jérémie Gravel et Simon Trudeau sont avant tout de bons amis ayant un intérêt commun pour l’aménagement et l’urbanisme. « Nous nous sommes connus, car nous étions tous engagés dans la gestion du Parc régional du Poisson Blanc. C’est là que nous avons eu l’idée de former la coopérative », se remémore monsieur Dorais Kinkaid.

L’Enclume est une équipe multidisciplinaire se spécialisant dans l’aménagement du territoire. Elle se définit comme « une coopérative de travail, un atelier de travail axé sur l’innovation et le développement durable et un regroupement de professionnels œuvrant dans le domaine de l’aménagement du territoire et le développement des communautés ». Sa mission? Élaborer et mener à terme des projets de développement et de mise en valeur du territoire en collaboration avec les communautés concernées.

« Nous cherchons à définir des scénarios d’amélioration des territoires et à développer des outils et des techniques géomatiques pour nos clients », précise monsieur Dorais Kinkaid. Chaque membre a sa propre spécialité au sein de la coopérative. « Thierry est un de nos administrateurs. Il s’occupe de la gestion et des finances, et soutient la planification de la coopérative. Il a aussi une formation en tourisme. Simon est aussi un administrateur de la coopérative et a une maîtrise en développement régional », explique monsieur Dorais Kinkaid. Jérémie a pour sa part une formation en géographie avec spécialisation en aménagement du territoire et s’occupe de tout ce qui tourne autour de la planification, l’organisation et la réalisation des projets en milieu naturel ainsi que la création de cartes thématiques, cadastrales et topographiques. Quant à Karl Dorais Kinkaid, il détient une formation en aménagement et urbanisme.

Ces compétences combinées offrent aux clients de L’Enclume une expertise complète qui semble les satisfaire, comme peut en témoigner le directeur du service d’aménagement de la MRC d’Antoine-Labelle, monsieur Jocelyn Campeau. Il a fait affaire avec la coopérative L’Enclume dans le cadre d’un contrat de planification d’aménagement pour le compte de la Société de développement du Réservoir Kiamika et celui de la MRC.

« La coopérative devait élaborer une planification sur cinq ans qui permettrait de cibler les secteurs qui pourraient accueillir des parcs et assurer la pérennité du territoire tout en pensant à la protection des lacs, des mines et des paysages », explique monsieur Campeau. Le fait de penser à l’environnement est une « seconde nature » pour les membres fondateurs de la coopérative. « Nous n’avons pas vraiment de stratégie pour inclure l’environnement dans nos plans. C’est naturel pour nous d’y penser. C’est d’ailleurs ce pourquoi la majorité de nos clients nous ont approchés », confie monsieur Dorais Kinkaid. Tous les projets auxquels la coopérative L’Enclume participe respectent les principes du développement durable.

Une autre force des membres fondateurs de la coopérative est la créativité de son équipe. « Nous aimons travailler sur des plans et des concepts dynamiques et intéressants qui demandent une grande part de création et d’innovation », déclare monsieur Dorais Kinkaid. Présentement, les quatre collègues ont beaucoup de projets en branle, comme celui du Domaine Saint-Bernard ou un projet de plan d’aménagement pour la Ville d’Hawkesbury, en Ontario, en collaboration avec l’Université du Québec en Outaouais (UQO) et le Cégep de l’Outaouais. « La recherche fait partie du mandat de l’université. Nous avons déjà tenu plusieurs rencontres avec le Centre collégial de recherche en transfert de l’intelligence territoriale (CERTIT) et la Ville d’Hawkesbury afin de développer des techniques géomatiques pouvant aider à améliorer leur territoire », dit monsieur Dorais Kinkaid. La coopérative a aussi comme projet de travailler en collaboration avec l’Écocommunauté Terre à Terre, située à Mont-Laurier.

Mais avant d’être considérée comme une coopérative ayant à cœur l’environnement et le développement durable, L’Enclume est avant tout une coopérative dont les membres sont des travailleurs. « Chacun de nous a son propre domaine d’expertise, particulièrement dans l’aménagement et l’urbanisme, mais nous cherchons aussi à intégrer des gens qui pourront être un plus pour le développement de nos projets. Des gens qui ont des connaissances en marketing, par exemple. Notre objectif est d’offrir des emplois à nos travailleurs », explique monsieur Dorais Kinkaid. Cet objectif est atteignable par l’octroi de subventions du gouvernement ou des villes pour lesquelles la coopérative travaille.

C’est d’ailleurs le grand professionnalisme et les idées de la jeune et petite coopérative qui ont séduit monsieur Campeau lorsqu’il a collaboré avec elle sur le projet du Parc régional Kiamika. « Nous avons été très satisfaits du travail effectué par L’Enclume », affirme le directeur du service d’aménagement de la MRC d’Antoine-Labelle. « Ils m’ont impressionné par leur dynamisme, leurs idées différentes et jeunes… Aussi, les liens d’amitié entre eux sont évidents et rendent le travail agréable. Chacun a sa propre sphère professionnelle et leurs conseils sont justes », affirme monsieur Campeau. Une autre force de L’Enclume, selon lui, réside dans le fait que ce soit une plus petite entreprise. « Les grandes entreprises sont plutôt axées sur les profits, tandis qu’eux se concentrent sur des idées innovantes et des concepts originaux », déclare-t-il.

Bien que les projets de la coopérative se concentrent présentement dans des parcs régionaux ou des régions rurales, le membre fondateur nous confie avoir envie de développer plus de projets pour différentes villes. « Bien qu’il soit agréable de travailler dans des parcs, il serait intéressant pour la coopérative de percer davantage le milieu urbain. Ce serait un beau projet à développer pour l’automne », formule en souhait monsieur Dorais Kinkaid lorsqu’on lui demande quels projets il voudrait voir concrétisés par la coopérative dans un proche avenir.

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