La forêt, le lac, les étoiles, le décor, la coop…

Aux berges du Lac Castor – Saint-Paulin

Stéphane Desjardins

Au cœur de la Mauricie, on s’y rend pour se reposer, se ressourcer, changer de décor et apprécier le lac, la voûte étoilée et les bonnes rencontres.

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est lac-castor.png.« Les cinq étoiles ne sont pas dans l’ameublement. Elles sont dans le cœur des gens », clame le site Web d’Aux berges du Lac Castor. L’ancienne colonie de vacances abandonnée a été rachetée et rénovée il y a 18 ans par une coop de travailleurs de six membres, dont quatre actifs. L’été, l’entreprise emploie une dizaine de personnes.

La coopérative a été lancée en 1998 : « Nous avions un projet de café-spectacles, mais nous nous sommes retrouvés avec un centre de villégiature! Notre domaine est situé au bout d’une route, à trois kilomètres en forêt. À l’origine, nous n’avions même pas de téléphone. On a fonctionné pendant un an avec un CB. On a fini par dérouler un fil en plein bois, et ça a fonctionné comme ça durant plusieurs années », relate le porte-parole François Chalifour.

L’endroit est ouvert à l’année. La clientèle est principalement familiale, et une bonne part vient du milieu communautaire. « On ne fait pas de promotion ciblée, mais notre statut de coopérative rejoint ce milieu dans ses valeurs », reprend-il. La grande majorité provient de la région de Montréal; 30 % de Mauricie. Plusieurs clients arrivent aussi d’Europe : ils ont lu sur le Lac Castor dans des blogues de voyage. « Certains clients séjournent ici simplement parce que nous sommes une coop. Des organismes communautaires choisissent également de tenir leurs réunions chez nous. Chose certaine, on a acquis de la notoriété au fil des ans », ajoute-t-il.

Pas comme ailleurs

On l’aura compris : Aux berges du Lac Castor offre un cadre différent des grands complexes hôteliers. La formule est familiale. La cuisine est communautaire, et les invités doivent se ramasser et nettoyer un peu.

Le site dispose d’un grand chalet, l’Auberge, qui est louée aux groupes (familles et amis), ainsi que de petits chalets, de petites huttes-refuges, deux yourtes et trois lofts des bois. La coop, qui a aménagé une vingtaine d’emplacements de camping, offre aussi une nouveauté depuis cette année : un chalet flottant, aménagé sur une barge.

L’été, la clientèle a accès à un vaste éventail d’activités : canot, kayak, pédalo, rabaska, baignade (évidemment) et randonnée sur le réseau local de 30 kilomètres de sentiers.

« Nous avons également une clientèle artistique, reprend M. Chalifour. Nous leur offrons un séjour de création artistique d’une semaine à un prix très abordable, en partenariat avec les Francouvertes et le festival Vue sur la relève. »

Développement graduel

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est lac-castor-3-1024x555.png.« Au début, on s’est dit qu’on se donnait entre trois et cinq ans pour développer l’entreprise, reprend-il. On veut y aller graduellement pour se doter de bases solides. On réinvestit encore tous les bénéfices dans les infrastructures et les aménagements. »

Initialement, les associés se sont interrogés sur la formule qu’allait adopter leur entreprise : privée, OSBL, coop ? « Cette dernière nous rejoignait dans nos valeurs, commente M. Chalifour. On aimait le principe d’équité et d’égalité dans la prise de décisions. C’est certain que, parfois, il faut du temps avant de trancher. D’autant plus qu’on fonctionne de manière consensuelle, plus que par vote. Mais c’est plus solide, les décisions sont davantage réfléchies, on soupèse avantages et inconvénients. On sait vraiment où l’on s’en va… »

laccastor.com

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