La CDR et l’intercoopération la force des partenariats

Chantal Jolicoeur

Le développement d’une organisation passe très souvent par l’établissement de partenariats avantageux pour chacune des parties. Parler d’intercoopération signifie qu’une entente est privilégiée entre les acteurs du mouvement coopératif pour l’échange de produits et de services et ce, pour le bénéfice ultime des coopératives et de son réseau. Dans cet article, nous voulons remercier des organisations qui nous permettent d’améliorer l’offre de services aux coopératives. Dans les dernières années, la CDR de Montréal-Laval a initié plusieurs contacts que nous vous présentons ici.

Chantal JolicoeurLa gestion du capital
Bâtirente est un organisme de référence en matière de gestion de portefeuille et d’enregistrement du REÉR-coop. Cet organisme a signé une entente avec la CDR afin d’offrir aux coopératives une gamme de services intéressante. D’un côté, les coopératives ont besoin d’un organisme qui s’occupe de l’enregistrement des REÉRcoop auprès d’un fiduciaire, SSQ-Vie dans l’exemple présent. Sur recommandation de Bâtirente, des ressources de notre CDR se sont inscrites auprès du Regroupement des consultants en avantages sociaux du Québec afin de suivre des cours en rentes collectives et en droit pour être mieux outillées à présenter les produits de retraite de Bâtirente et SSQ-Vie. Nous sommes donc en mesure d’effectuer la préparation des dossiers et des formulaires d’inscription requis et ainsi alléger la tâche des ressources de Bâtirente. En retour, les coopératives s’engagent à verser une portion de leur capital dans les fonds de Bâtirente en gestion de portefeuille, correspondant habituellement entre 10% et 20% des parts sociales et privilégiées investies par les membres. Pour des raisons de sécurité et de rentabilité, les administrateurs des coopératives ont avantage à faire affaire avec un tel organisme pour effectuer des placements. Grâce à ce partenariat qui amène des fonds à Bâtirente, un comité a été créé afin d’étudier les coûts afférents à l’enregistrement au REÉR-coop en vue d’une réduction selon le volume total des références. Ce comité se charge aussi d’établir une offre de placement en fonction des besoins spécifiques des coopératives.

Le financement des CTA
Avec Filaction, notre entente conjointe améliore la possibilité de financement des CTA démarrées avec l’aide de la CDR lorsqu’elles s’apprêtent à acheter les actions de l’entreprise. Le cadre de présentation des dossiers et le travail d’analyse effectué par la CDR favorisent l’étude de dossiers de qualité par Filaction qui accepte de prioriser les cas que nous lui référons. Cette confiance mutuelle permet d’accélérer le processus de financement et d’assurer la bonne circulation de l’information par des rencontres et des discussions fréquentes entre les parties. Filaction nous tient à l’affût des projets qui pourraient être intéressants en forme coopérative. Enfin, Filaction est un partenaire du FORDEC, le fonds régional de développement coopératif mis sur pied par la CDR.

La diversification des investissements 
Avec Fondaction, la CDR est en mesure de décrocher des dossiers intéressants pour la mise en place de CTA. En effet, Fondaction a introduit dans ses critères auprès des entreprises qu’il finance, l’obligation d’implanter une CTA lorsque le contexte est favorable. De plus, Fondaction peut devenir un partenaire de choix pour le financement de la CTA ou de l’entreprise. En retour, des ressources de la CDR ont obtenu l’attestation de Responsable Fondaction après avoir suivi les cours requis, nous permettant ainsi de compléter le travail d’inscription des membres à Fondaction en tant que cotisants. Il faut noter ici que la CDR a toujours prôné, auprès des membres des coopératives, la diversification de leurs investissements en REÉR entre la coopérative et un fonds de travailleurs, pour des raisons de sécurité et de rentabilité. Les crédits d’impôt offerts par Fondaction, s’ajoutant à la déduction fiscale d’un REÉR, viennent augmenter les économies d’impôt possibles, en parallèle aux avantages du Régime d’investissement coopératif au sein de la coopérative.

Les rencontres entre conseillers
Avec le Réseau d’investissement social du Québec, il a été facile de discuter des attentes de chacun lors d’une rencontre entre les agentes de développement de la CDR et les analystes du RISQ. Étant enraciné dans l’économie sociale, cet organisme peut venir appuyer les nouvelles coopératives supportées par la CDR, soit pour la capitalisation, soit pour le volet technique. Le RISQ a été un des premiers intervenants à autoriser un financement sous forme de capital social plutôt que par le biais d’un prêt. Il a vite compris les avantages que peut en retirer une coopérative qui ainsi, augmente sa capitalisation sans affecter son crédit, pour les mêmes résultats en bout de ligne pour le RISQ. Cette organisation est aussi partenaire du FORDEC avec la CDR.

Le partage des expertises
La Zone de coopération regroupe les CDR de Lanaudière, Outaouais- Laurentides et Montréal-Laval. Suite au constat qu’une portion de nos territoires se développait moindrement au niveau coopératif, nous avons conjointement décidé de partager nos expertises et de réaliser des dossiers ensemble. Création de coopératives, revenus et dépenses partagés, harmonisation des outils et des interventions et promotion commune étaient les objectifs, qui se sont réalisés durant la première année d’opération. Fortes d’une dynamique nouvelle, les CDR impliquées acquièrent une expérience qui augmente leurs résultats et qui profite aux promoteurs d’entreprises coopératives.

Crédit photo mise à l’avant : Natalie Pedigo sur Unsplash

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