Éditorial : Point d’arrivée et de départ

Guy Bisaillon, directeur général

Monsieur Gilles Baril, ministre de l’Industrie et du Commerce, déposait le 12 septembre l’avant-projet de la Politique de développement des coopératives et offrait aux divers intervenants la possibilité d’y réagir jusqu’au 30 novembre 2001.

GuyBisaillonD’aucuns pouvaient, il y a deux ans, se gausser du fait que trois CDR consacrent temps et énergie, contre vents et marées, à définir la Zone de coopération. Rira bien qui rira le dernier, disions-nous… Et nous avons eu raison. Cette revue, créée à l’origine par le travail de la CDR de Montréal-Laval est réalisée aujourd’hui par la Zone de coopération. Pour nous, le 5e numéro de la revue Coopoint représente un point d’arrivée mais aussi, et surtout, un point de départ. Vous n’avez encore rien vu ! « Just watch me » pour paraphraser un célèbre premier ministre… et nous nous contenterons de cette seule citation.

Point d’arrivée parce qu’il consacre deux ans de maintien et, admettons-le, d’élargissement des objectifs de départ. La Zone n’était pas, n’est pas et ne sera pas une structure ; c’est d’abord et pardessus tout la volonté des directeurs généraux, de leurs ressources et de leur conseil de se concerter, de partager leur expertise, de conjuguer leurs efforts et de maximiser l’utilisation de leurs ressources.

Point de départ, parce que nous sommes maintenant convaincus que la Zone représente pour chacune des CDR impliquée l’alternative incontournable au développement coopératif chez-nous et le moyen d’aborder de nouveaux créneaux d’intervention. Tout développement, et plus particulièrement, le développement coopératif suppose des approches souples, adaptables aux région alismes, soucieuses de répondre aux clientèles et à leurs besoins souvent variables.

Or, le mouvement coopératif est encore, à cet égard, trop attaché aux pratiques anciennes, trop encadrant, normatif et paperassier. Ne craignons-nous pas de fonctionnariser jusqu’à la banalisation ? L’époque des guerres de religion et de la sainte inquisition devrait être résolu.

C’est à cela que maintenant nous allons nous attaquer : développer, par la recherche-action, des modèles adaptés à des créneaux en émergence ou à des problématiques locales. Nous partagerons, comme toujours, les résultats avec nos partenaires.

Crédit photo mise à l’avant : Adi Goldstein sur Unsplash

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