Hive Café : par les étudiants, pour les étudiants

Naomie Gelper

Le Hive Café est dirigée par des étudiants de l’Université Concordia par l’intermédiaire du Concordia Food Groups, un projet de recherche également piloté par des étudiants. Depuis cinq ans, la coopérative de solidarité compte un peu plus de 6 000 membres.

Le Hive Café a ouvert ses portes sur les deux sites en septembre 2014, un sur chaque campus de l’Université Concordia. La coopérative a été lancé par un groupe de travail composé d’étudiants de la Concordia Food Coalition et du Concordia Student Union.

Pour mieux manger à l’école

« Le café est né de l’énergie qui a été laissée après les grèves étudiantes de 2012 à Montréal, raconte la coordinatrice générale du Hive Café, Chloë Williams. À la fin des grèves, il restait encore beaucoup d’énergie pour continuer à s’organiser autour des problèmes des étudiants, et l’accès à la nourriture était l’un de ces problèmes. » À Concordia, comme dans de nombreuses universités, les options de restauration saine et abordable, notamment celles végétariennes et végétaliennes, sur le campus était insuffisantes, raconte-t-elle.

La coop a donc été créé pour remplacer les alternatives alimentaires existantes, alors contrôlées par le géant monopole de l’alimentation, Chartwells, qui a depuis été repris par Aramark. « Aujourd’hui, le Hive Café est le seul fournisseur de produits alimentaires sur le campus à proposer aux étudiants des options alimentaires abordable, en plus d’offrir la plus grande diversité d’options de restauration végétarienne et végétalienne à Concordia », affirme Chloë Williams. Elle souligne que contrairement aux autres vendeurs de produits alimentaires sur le campus, le Hive Café fournit un espace démocratique où les étudiants peuvent avoir leur mot à dire et influencer les choix de repas disponibles. La coop souhaite devenir un modèle de système alimentaire à l’Université Concordia.

La coopération et la solidarité

Chloë Williams explique avoir choisi le modèle coopératif de solidarité, car il offre un espace permettant une représentation diversifiée parmi les membres. « En tant que coopérative de solidarité, nous sommes une organisation multipartite composée de trois catégories de membres, explique-t-elle. Nous avons des membres utilisateurs qui achètent une adhésion à vie pour 10 $, nous avons des membres travailleurs qui sont des personnes employées par l’organisation et nous avons des membres solidaires qui sont des organisations partageant les mêmes valeurs ou missions au café. »

Présentement, le Hive Café a un taux de roulement assez élevé. Selon Chloë Williams, cela est dû au fait qu’il est situé dans une université où les étudiants séjournent pendant 3 ou 4 ans. Cependant, malgré la vie transitoire des étudiants, de nombreux membres travailleurs continuent de travailler pour le café pendant plusieurs semestres, poursuit-t-elle. « En tant que coopérative dans une institution d’apprentissage, le Hive Café s’efforce d’être un environnement d’apprentissage offrant diverses possibilités d’apprentissage aux membres travailleurs, souligne madame Williams. Ils ont notamment la possibilité de siéger au conseil d’administration du café, où ils peuvent avoir une expérience directe du fonctionnement interne d’une coopérative de solidarité. »

Avec jusqu’à 25 membres travailleurs à tout moment, le Hive Café est ouvert 8 mois  par année, de septembre à mai, correspondant aux sessions universitaires régulières. À l’avenir, l’équipe aimerait ouvrir deux mois de plus pour accroître ses opérations.

Le café est sur le point d’emménager dans un nouvel espace cuisine qui donnera au café l’opportunité d’élargir son menu et probablement d’accroître sa capacité à accueillir des événements, par exemple de grandes conférences, des vins et fromages d’étudiants, des ateliers, etc. « C’est un succès majeur pour le café ! », se réjouit Chloë Williams.

Hive Café Co-op 

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