Coopérer, c’est dans l’air du temps

Stéphane Desjardins

Quelque part dans ce magazine, vous lirez que le mouvement coopératif est un géant dans l’économie, mais un nain médiatique. De plus, si peu de jeunes lancent des coopératives, malgré que les valeurs du mouvement soient plus que jamais en phase avec celles de la génération milléniale, c’est parce qu’on ignore les coops dans les cursus collégiaux et universitaires. Particulièrement là où on enseigne aux futurs entrepreneurs ou stars de la techno. 

Il est temps que ça change.

Et pour que les mentalités évoluent, il faut plus que jamais valoriser nos succès (illustrés ici à partir de la page 30). C’est exactement ce que la revue Coopoint fait depuis près de vingt ans. Le numéro que vous tenez entre vos mains ne fait pas exception : Anne-Marie Tremblay et Simon Van Vliet, deux journalistes qui viennent de fonder une coopérative pour relancer le réseau de médias hyperlocaux Pamplemousse.ca, livrent des reportages passionnants sur divers enjeux du monde coopératif.

Simon s’attarde justement aux ressources qui sont mises à la disposition des coopérateurs qui désirent se lancer en affaires, tant du point de vue de l’accompagnement (page 25) que de l’épineuse question du financement (page 28).

Anne-Marie s’est intéressée aux réalités des coopératives dans le monde de la petite-enfance (page 8), ainsi qu’aux enjeux entourant la gestion de la main-d’œuvre (page 12) et, sujet sensible depuis la campagne électorale, de l’intégration des immigrants au marché du travail (page 10).

Autre sujet de l’heure : l’économie du partage (page 14). Alors que certains géants imposent une formule digne du capitalisme sauvage, d’autres joueurs, petits et grands, utilisent la technologie pour améliorer le sort de la population.

Question de prendre du recul, on a choisi de vous livrer un portrait historique et social du mouvement coopératif québécois (page 20); ce qui fait dire à certains que la mode du néolibéralisme tire à sa fin et que le coopératisme n’a jamais été aussi pertinent. Enfin, c’est ce qu’on se souhaite!

Bonne lecture!

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