Colette Lebel : 30 ans de coopération

Portrait

Naomie Gelper

Le réseau La Coop est vaste et les occasions de développement y sont nombreuses, ce qui permet d’y rester longtemps sans s’ennuyer, selon la directrice des affaires coopératives à La Coop Fédérée, Colette Lebel.

Madame Lebel a fait son entrée dans le monde coopératif en 1986, comme agronome, dans une coopérative régionale membre de La Coop fédérée. Elle y est restée sept ans avant d’être recrutée par La Coop fédérée.

Bien qu’elle ne connaissait pas le milieu coopératif avant d’y être associée, Colette Lebel a rapidement été séduite par la vision sur laquelle s’appuie le mouvement coopératif. « J’ai progressivement réorienté ma carrière pour me spécialiser en communication et éducation coopérative, afin de partager cette passion qui désormais m’animait », explique-t-elle. Elle a obtenu un poste de secrétaire générale dans la coopérative régionale où elle a fait ses débuts, afin de prendre la responsabilité du bulletin d’information et de la communication avec les membres.

La Coop fédérée

C’est en 1993 que madame Lebel a été recrutée par La Coop fédérée, comme conseillère en éducation coopérative. « Lors de la création du service des affaires coopératives en 2000, j’en suis devenue la directrice, ajoute-t-elle. J’ai eu le grand privilège de bénéficier de tous les outils de perfectionnement utiles à ma réorientation professionnelle ».

Colette Lebel est notamment reponsable de la formation coopérative des élus et des employés du réseau, de l’organisation de colloques ou de rencontres visant à assurer la cohésion et le sentiment d’appartenance de groupes ciblés, de l’animation d’une communauté d’apprentissage en éthique organisationnelle et de la rédaction de billets éducatifs dans Le Coopérateur agricole. « Toutes ces activités sont autant de leviers d’éducation et d’animation de la vie associative auxquels j’ai recours », exprime-t-elle.

Colette Lebel s’est tournée vers le milieu coopératif car il lui permet de rester, au travail, en harmonie avec ses valeurs personnelles. « Le mouvement coopératif a été un instrument de paix et de stabilité dans le monde; c’est le seul qui a su traverser les deux guerres mondiales, tout en ayant des membres des deux côtés des forces opposées. J’en tire beaucoup de fierté. »

Madame Lebel considère La Coop fédérée comme une institution-phare dans le paysage agricole québécois. « Elle a accompagné les agriculteurs dans tous les grands chantiers auxquels ils ont pris part depuis un siècle, de la modernisation de leurs équipements jusqu’au virage numérique, illustre-t-elle. Le leadership de La Coop fédérée a été exemplaire à cet égard ».

Le réseau La Coop

Le réseau La Coop qui inclut La Coop fédérée et ses coopératives membres est, pour Colette Lebel, un témoignage éloquent de la force de la réciprocité qui peut s’établir entre des partenaires qui s’engagent dans une relation de long terme. « J’ai personnellement été témoin de plusieurs moments où La Coop fédérée a aidé des coopératives membres et, vice-versa, lorsqu’elle s’est trouvée elle-même dans une période difficile, les coopératives ont accepté, à leur tour, de l’aider », continue-t-elle.

La coopération représente, pour elle, l’équilibre entre l’utopie d’un projet et la réalité économique. « La coopération a donc un côté idéaliste, qui nous tire vers le haut, mais elle s’avère aussi très pragmatique, et cela nous ancre solidement dans la réalité. » Colette Lebel souhaite, dans le futur, contribuer, au meilleur de ses capacités, à maintenir et à protéger l’identité coopérative de La Coop fédérée.

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