Au-delà de l’entreprise, la persévérance scolaire et l’initiation à entrepreneuriat

Coopérative de solidarité multimédia des Riverains

Louis-David Malo

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est cameraman.png.Comment permettre à des élèves de quatrième et cinquième secondaire d’effectuer un stage de travail dans leur propre entreprise? Voici la recette : une école qui promeut des initiatives de développement, des enseignants voués à la réussite, un milieu mobilisé et des élèves allumés.

La Coopérative de solidarité multimédia des Riverains (CSMR) est née d’un projet Jeune Coop, en 2005. À l’époque, le but de la coopérative consistait à fournir des formations spécifiques en multimédia aux élèves. Au fil du temps, les élèves et les enseignants ont pensé : « Pourquoi ne pas transformer la jeune coop en une véritable coopérative? »

« Au cours du projet Jeune Coop, nous avons vu l’immense potentiel entrepreneurial chez nos élèves. Nous avions aussi la perception que le projet pourrait connaître un grand succès commercial, tant la demande pour des services multimédias est grande », raconte le président de la CSMR et enseignant au Centre de formation professionnelle (CFP) des Riverains, Gino Galardo.

La coopérative offre différents services, dont la création de sites Web, la diffusion Web, la photographie et la création multimédia. La coopérative est même équipée d’une technologie de pointe permettant le montage vidéo en trois dimensions. « À l’heure actuelle, nous employons une soixantaine d’élèves, une coordonnatrice à temps partiel ainsi que deux coordonnateurs à temps plein », précise le président de la coopérative.

Des résultats
Alors que la coopérative s’apprête à souffler sa première bougie d’anniversaire, les résultats se révèlent plus que satisfaisants aux yeux des membres. « Nous avons connu un grand succès sur le plan des ventes, qui se situent largement au-delà de nos prévisions annuelles. Nous sommes très fiers du soutien que nous avons reçu de la communauté d’affaires ainsi que de la qualité du travail de nos élèves-employés », s’exclame monsieur Galardo.

« Le nombre d’heures de travail permis est encadré par le CFP des Riverains. Les élèves ne peuvent pas travailler plus de 20 heures par semaine. N’oublions pas qu’ils sont ici, d’abord et avant tout, pour réussir leurs études secondaires et professionnelles », renchérit le directeur du CFP des Riverains, Michel Goudreau. À cet effet, la CSMR a obtenu la certification Argent auprès d’Oser-Jeunes, un programme de sensibilisation à la conciliation travail-études auprès des employeurs.

À titre d’exemple, la coopérative a été mandatée par la Coopérative de développement régional (CDR) de Lanaudière lors d’un 5 à 7 pour souligner son 25e anniversaire, en octobre, ainsi que lors de son forum, en mars dernier. Elle s’est occupée de diffuser les conférences en direct sur les écrans et un élève était chargé de prendre des photos de l’événement.

Ce n’est pas tout : la coopérative favorise la persévérance scolaire. « Nous n’avons pas de données pour l’instant sur le sujet, mais nous avons la certitude que la CSMR a permis à quelques élèves de rester sur les bancs d’école au lieu de décrocher pour se lancer sur le marché du travail. La formule de conciliation travail-études leur permet de faire de l’argent tout en étudiant, dans leur domaine d’études, par surcroît. C’est une formule gagnante à nos yeux », explique Josée Mailhot, directrice générale du Carrefour Jeunesse-Emploi (CJE) de L’Assomption et membre du conseil d’administration.

De Jeune Coop à coopérative de solidarité
La conversion d’un projet Jeune Coop en véritable entreprise coopérative a été facile. Les professeurs et les élèves étaient déjà mobilisés et le projet avait reçu l’aval ainsi que le soutien de la direction. « Nous avons constitué l’entreprise en coopérative de solidarité. Notre but ne consiste pas à faire des excédents pour le bénéfice de nos membres. Nous voulons donner une expérience de travail dans le domaine du multimédia aux élèves des programmes d’informatique et d’électronique et leur permettre de vivre une première expérience d’entrepreneuriat, dans l’espoir qu’ils démarrent leur propre entreprise plus tard », termine monsieur Galardo.

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