< Retour à la liste des articles 8 août 2023

3 millions de dollars en plus pour l’économie sociale

Par Léo Mercier-Ross

Crédit photos: MC2M

Le programme de subvention pour les bâtiments occupés par des entreprises d’économie sociale de la Ville de Montréal sera bonifié à hauteur de 3 millions de dollars pour atteindre un total de 14,5 millions de dollars, annonçait Valérie Plante et Luc Rabouin, le responsable du développement économique et commercial, du savoir, de l’innovation et du design au sein du comité exécutif de la Ville de Montréal en conférence de presse mardi.

Le programme, qui permet de financer l’achat ou la rénovation de bâtiments et locaux qui habritent des coopoératives et autres entreprises d’économie sociale, a une période de quatre ans. Soit de 2020 à 2024. Luc Rabouin note que cette bonification sert à « se rendre à la fin du programme en 2024. »

« L’ensemble des sommes que l’on avait dans le programme précédent sont engagés, le 3 millions va donc servir à aider plus d’entreprises d’économie sociale », ajoute-t-il.

Lutter contre le loyer

« Une des menaces majeures qui plane souvent au niveau des entreprises d’économie sociale c’est le prix du loyer. Pour beaucoup d’entreprises d’économie sociale, de dire que ça coûte trop cher et de déménager ce n’est pas simple. Ce sont des entreprises qui sont ancrées dans la communauté et qui répondent souvent à des besoins précis de cette communauté. Les enlever de leurs milieux ça peut en tuer beaucoup », explique Valérie Plante.

En réponse au questions d’un journaliste, Luc Rabouin révèle que « dans l’ensemble des projets, seulement cinq [sur 113 projets choisis] ont été de l’acquisition ». Les autres projets sont tous de la rénovation, comme c’est le cas pour le Cinéma Beaubien qui a utilisé la subvention pour rénover sa façade.

Luc Rabouin se dit « particulièrement fier » de pouvoir bonifier le montant du programme de subvention pour les bâtiments occupés par des entreprises d’économie sociale de la Ville de Montréal.

Une aide à la rénovation

Ce dernier est « conscient que le montant offert par le programme n’est pas suffisant pour acheter un bâtiment commercial dans le contexte économique actuel. Par contre, ce n’est pas le seul montant que les coopératives et les OBNL peuvent avoir. Il y a des programmes du gouvernement du Québec qui peuvent aider par exemple. » Pour l’acquisition, Luc Rabouin croit que le programme sert plutôt comme mise de fonds. Une chose, « qui peut être compliquée à obtenir pour les entreprises d’économie sociale », selon lui.

Il classifie tout de même le programme comme une réussite: « Il marche et répond aux besoins, c’est pour ça qu’on investit un 3 millions de plus. »

Le futur du programme après sa fin en 2024 est incertain, mais Luc Rabouin note « qu’il y aura une réévaluation de la nécessité du programme. » Cependant, « c’est sûr que nos programmes qui marchent et qui répondent à nos besoins, d’habitude on les garde », ajoute-il.

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